Je suis un jeune cadre A de la fonction publique âgé de 27 ans, de cursus Sciences-Po Lyon et qui travaille au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie. Salaire net : 1900 euros/mois.
Je réside à Paris dans un petit appartement de 35m² du 19ème arrondissement : loyer 780 euros/mois.
J'ai eu les pires difficultés malgré mon "statut" à obtenir un logement, mes vieux parents ont dû se porter caution solidaire face à une agence immobilière réticente car le loyer représentait plus de 30% de mon salaire. Cette situation était très "infantilisante". Compte tenu de mes différents frais (nourriture, habillement, factures), il me reste grosso modo 400 euros d'épargne à la fin du mois.
Je juge que c'est insuffisant au vu de mon nombre d'années d'études, des salaires qui sont pratiqués dans le privé à diplôme équivalent et au regard de ce que mes propres parents (fonctionnaires à la retraite) ont pu vivre : ils arrivaient à vivre confortablement, ont réussi à devenir propriétaire d'une maison spacieuse, mon père était simple facteur, ma mère travaillait à la sécu.
Bref, je vis ma situation comme un déclassement total par rapport à l'ancienne génération et je vis de plus en plus mal les critiques qui sont faites à l'encontre des fonctionnaires qui ont d'importantes responsabilités au même titre que dans le privé et qui se retrouvent aujourd'hui pour un oui et un non inquiétés devant les tribunaux.
J'ai l'impression que tout ce que l'on m'a appris dans mes études ne sert à rien et que l'on m'a menti. A quoi bon avoir trimé dans des concours et sur les bancs d'une grande école pour en arriver moins bien que mes propres parents ?
Bref, je suis écoeuré et je fais grève contre la perte du pouvoir d'achat (- 6% depuis 2000).
Je suis encore plus écoeuré de voir la situation des jeunes agents non cadre (catégorie B et C) dont certains que je croise dans les couloirs du ministère et qui vivent parfois à 200 km de leur lieu de travail où dorment dans leur voiture. Cette situation est révoltante et unique en Europe.
_____________________________________________________________
A l'approche des fêtes de Noël, force est de constater que notre portefeuille n'est pas dans sa meilleure forme. Le point de base de la fonction publique n'a pas évolué cette année, contrairement à nos dépenses, nos salaires ont donc évolués seulement grâce à notre ancienneté prise en compte dans notre échelon. Notre ministre a effectivement raison, notre pouvoir d'achat ne diminue pas, notre montée en grade compense la stagnation des salaires.
Nous ne sommes pas récompensés au mérite, nous ne le sommes plus à l'ancienneté ! Travailler plus pour gagner plus n'est pas possible non plus, les heures supplémentaires n'étant pas payées, mis à part cas exceptionnels. La seule mesure mise en place permet de revendre jusqu'à 4 jours de congés selon un montant forfaitaire dépendant de la catégorie statutaire, alors que les jours de grèves sont retranchés en fonction du salaire. La perte peut s'élever à 60 % pour un agent au plus haut de son échelle statutaire.
Comment pouvons-nous augmenter notre pouvoir d'achat ? Pourquoi ne pouvons nous pas travailler plus ? Que propose notre gouvernement ? La défiscalisation des heures supplémentaires, du treizième mois, des taux d'intérêt ne concernent qu'une partie des Français, contrairement à la hausse des prix. Le président du pouvoir d'achat est bien discret sur certains sujets
______________________________________________________________
J'ai 27 ans, et je suis interne en chirurgie. J'ai passé un concours, puis 5 ans sur les bancs de la faculté, puis un autre concours, puis 4 ans à l'hôpital. En parallèle, c'est-à-dire le soir et la nuit, j'ai suivi un cursus de recherche et travaillé pour participer au paiement de mes études. Il m'est arrivé d'avoir déjà travaillé 35 heures le mardi soir. Actuellement, je travaille entre 10 et 12 heures par jour, plus une nuit par semaine et un week-end par mois, soit entre 50 et 80 heures par semaine. Je me forme, mais parallèlement je prends des décisions importantes pour les patients, affronte la douleur et la mort, participe à la vie d'un service, le tout pour 1 700 euros par mois hors gardes.
Les ministres de la santé successifs nous ont promis beaucoup, une revalorisation des gardes (Douste-Blazy), de meilleures conditions de travail (Mattei), un investissement accru dans l'hôpital (Bertrand). Avant de partir pour un autre ministère, faire d'autres promesses. Aujourd'hui, l'évolution de la médecine se fait vers plus de responsabilités du médecin, des responsabilités financières, administratives, sociales. Le médecin ne peut pas les affronter sereinement, par manque de formation parfois, par manque de moyen aussi, mais le plus souvent par désorganisation du système de soin.
Et pendant ce temps, par manque de sensibilisation, les patients continuent de ne pas avoir de médecin traitant, viennent aux urgences à 1 heure du matin pour une rhinopharyngite, parce que plus tôt dans la soirée ils étaient au restaurant. Les plus consciencieux viennent à 5 heures, avant d'aller travailler, et s'étonnent que l'interne, au bout de 24 heures de travail ininterrompu, soit bougon.
Pendant ce temps également, des cheminots font grève pour partir à la retraite à 55 ans, des instituteurs pour garder leurs 12 semaines de vacances, des infirmières pour travailler moins, et continuer à cumuler deux emplois sur deux cliniques. L'interne de chirurgie n'en a cure, il voudrait faire grève juste pour avoir les moyens de travailler, et dormir un peu plus de 5 heures par nuit. Sa retraite, il y pense à peine, sauf pour se demander s'il pourra la prendre à 75 ou à 80 ans.
Voilà pourquoi je voudrais faire grève. Ah, je n'ai pas le droit ? Pas de droit vis à vis des patients, qui nécessitent des soins. Pas le droit vis à vis du reste de l'équipe, qui considère la médecine comme un sacerdoce – les insultes en plus. Pas le droit vis à vis du gouvernement et de l'administration hospitalière, qui mettra moins de deux heures à m'assigner, par téléphone parfois, abusivement souvent, au mépris du droit le plus élémentaire.
Alors je vais faire la grève du zèle, partir en clinique dès que possible, à l'étranger si besoin. Ou arrêter la médecine pour monter un institut de cours de langue. Le marché est prometteur : d'ici peu, vous allez tous vouloir apprendre le roumain. En 2020, ce sera le moyen le plus simple pour comprendre votre médecin.
__________________________________________________________
Personnel BIATOSS de l'université, je me suis syndiqué depuis très peu de temps.
J'ai toujours accepté les responsabilités supplémentaires qui m'ont été confiées (par manque de personnel compétent), et j'ai travaillé à la modernisation des outils pédagogiques. Malheureusement, cette modernisation s'accompagne de tâches purement techniques (vidéoprojecteurs, visioconférence...) qui n'ont pas de personnel compétent pour les assurer.
Si l'université ne peut pas assurer un service après-vente, elle devra payer des prestataires ou, ce qu'elle fait aujourd'hui, demander aux personnels en place d'assumer de nouvelles charges. Tous les services sont impliqués. Tous sont appelés à faire de plus en plus de tâches purement techniques (cartes à puce sécurisées à la scolarité...).
En regardant ma carrière, je constate que je suis bloqué au dernier échelon de mon grade depuis maintenant quatre ans sans espoir d'avancement. Tous les dossiers remplis pour passer par liste d'aptitude sont élogieux ; malheureusement les ressources humaines me répètent sans arrêt qu'il n'y a pas de poste.
Devant tant d'incurie, je considère les appels à la grève de mon syndicat comme légitimes.
___________________________________________________________
Enseignant, je ferai grève principalement pour la défense des statuts, le maintien du niveau dans les lycées, remettre le droit d'apprendre dans certains collèges où celui-ci, ne nous voilons pas la face, est bafoué.
Défense des statuts, car dans la pratique, les enseignants nommés sur un nouveau poste, doivent plus ou moins maintenant, apprendre n'importe quoi (plusieurs matières), à n'importe qui (collèges, lycées, BEP), n'importe où (très loin de chez soi, dans plusieurs établissements). Enseigner correctement demande une sérénité, un calme, une connaissance, ce qu'ignore les administrations, cherchant à développer la précarité.
Dénonçant le collège unique, le gouvernement essaye de créer le lycée unique, le passage devenant automatique pour les redoublants de seconde, les élèves de première, sans préciser ses orientations pédagogiques, le but de ces passages massifs sans s'occuper du niveau.
Dans les collèges difficiles, rien n'est réellement mis en place sérieusement. Quand un professeur n'arrive pas à faire cours, la loi est celle de l'OMERTA, on de dit rien, on laisse le prof seul, désespéré, lui interdisant de se séparer de certains élèves trop perturbateurs.
Administration, rectorat, pousse a des traitements uniquement statistiques des établissements, une sorte de managering d'entreprise, mauvais car les élèves ne sont pas des objets, les profs ont besoin de confiance, de reconnaissance pour bien travailler.
___________________________________________________________
Je vais faire grève demain 20 novembre 2007 parce que je suis cadre B dans la fonction publique en région parisienne et qu'il m'est de plus en plus difficile de partir en vacances en famille, parce qu'il m'est impossible de devenir propriétaire malgré mon statut de "privilégié", parce que je n'arrive pas à me loger correctement, parce que mon panier de courses ne cesse d'augmenter et que j'en suis à me restreindre sur la nourriture, parce que je ne peux pas économiser un centime, parce que j'ai commencé à travailler à 32 ans (j'ai élevé 4 enfants, qui ne m'apporteront aucune bonification sur ma retraite depuis la réforme 2003), et que je dois travailler jusqu'à 72 ans (74 ans dans peu de temps si j'ai bien compris la réforme 2008) pour espérer percevoir une retraite à taux plein.
J'aspire à rejoindre ma région d'origine et à vivre sereinement de mon travail. Je ne m'estime pas privilégiée, je travaille dans des conditions de plus en plus déplorables, la fonction publique devient misérable, mais je sais aussi que tous les salariés, du public ou du privé, sont dans les mêmes conditions que moi. Du fait de ma profession, je sais aussi qu'il y a une partie de la population qui gagne très très bien sa vie. Je ne les considère pas non plus comme des privilégiés et je ne souhaite pas que leur train de vie baisse.
Je voudrais juste que notre gouvernement nous entende. Notre pays a certainement besoin de réformes mais ces réformes ne doivent pas pénaliser les plus faibles d'entre nous, elles doivent se faire dans la solidarité et la juste répartition. Les employés ne peuvent pas être des supers winners comme notre président.
Quand vous pointez le matin et le soir, je ne vois pas comment vous pouvez travailler plus pour gagner plus ! Et puis tout le monde n'a pas le même goût pour l'argent que nos dirigeants, si je souhaite être rémunérée correctement, c'est pour vivre décemment, pas pour vivre à Neuilly et me déplacer en avion privé.
___________________________________________________________
Pourquoi je ferai grève demain ? Elementaire mon cher Watson !
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, ou qui font comme si – les médias mal informés ou aux ordres, et ils sont de plus en plus nombreux – qu'ils apprennent donc que les fonctionnaires sont classés dans une grille qui détermine leur niveau de compétence, de responsabilité et en conséquence leur rémunération.
A chaque position dans cette grille correspond un indice et c'est la valeur de cet indice qui détermine le salaire – hors prime(s).
Entre janvier 2000 et fin août 2007 le point d'indice a perdu 6,39 % sur l'évolution des prix INSEE (hors tabac). Voila la vérité des salaires de la fonction publique. Elle est très simple à comprendre et tout le reste n'est que poudre aux yeux jetée en pature à l'opinion publique. Exemple : discours du ministre sur l'évolution de la masse salariale, discours qui ne tient pas compte des évolutions de carrière, de l'âge des agents, de leur nombre, etc.
Et c'est "grâce" à ce mécanisme qu'à certains niveaux d'embauche correspondent automatiquement des salaires inférieurs au SMIC. Rassurez vous l'Etat dans sa grande bonté, et par un tour de passe-passe, compense cette illégalité. Et c'est toujours pour la même raison que le salaire d'embauche d'un prof (bac + 4) flirte avec ce même SMIC.
____________________________________________________________
Je serai en grève demain 20 novembre. Parce que notre pouvoir d'achat n'est pas maintenu, et que nous avons perdu depuis janvier 2000 6,5%, ce qui pour un salaire de 1500 ˆ brut revient à une perte de 90 ˆ par mois. Aucune ouverture de négociation salariale n'est proposée aux organisations syndicales par le gouvernement.
NOUS NE SOMMES PAS DES PRIVILEGIÉS
De plus, face aux exigences d'un service public de qualité et de proximité, il est répondu suppressions d'emploi, abandon de missions et casse du statut de la fonction publique.
En tant qu'agent de la direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, je souhaite que soient conservées toutes les missions de service public de protection des consommateurs. Aucun cadre associatif ou privé ne saurait remplacer notre action auprès des citoyens.
____________________________________________________________
e qui m'étonne, c'est le peu de connaissance des médias sur la réalité des salaires dans la fonction publique.
J'ai travaillé 39 ans et demi, je termine ma carrière comme directeur (cadre supérieur après avoir réussi 5 concours et effectué 9 mutations) de banque postale et aurai 2 100 euros de retraite après avoir dirigé de grosses équipes avec de multiples métiers à la Poste et de grosses contraintes d'horaires (6 heures du matin à 19 h 30 le soir, tous les samedis), bref un travail lourd et de grosses responsabilités.
Ma retraite semble ridicule si je me compare à métier égal avec les banques privées ou les assurances. Je ne suis hélas pas la seule avec des salaires ou retraites aussi bas après avoir travaillé dur et longtemps.
Chacun critique bien la fonction publique mais chacun attend beaucoup en entrant dans un service public.
Nous souhaitons donc déjà être reconnus, respectés et payés en contrepartie des efforts fournis. Les facteurs aujourd'hui partent en retraite avec 900 à 1 000 euros de retraite (travail 6 jours sur 7 par tous les temps), les guichetiers environs 1 100 à 1 200 euros au mieux, les conseillers financiers gagnent 1 300 à 1 500 euros avec le commissionnement, travaillent tous les samedis et jusqu'à 19 heures le soir.
Les salaires des directeurs d'établissement sont ridicules vues les exigences des postes et la responsablité : de 1 500 à 2 000/2 500 euros par mois. Je parle de ce que je connais bien, alors, je ne crois pas que nous soyons nantis et travaillons aussi 40 ans avant d'avoir la retraite.
Alors, je pense que c'est la raison de la colère qui nous pousse à faire savoir que la fonction publique est un bien mauvais patron.
___________________________________________________________ _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Ils ont quand même un avantage - pouvoir faire grève. En privé, ça ne se fait pas _________________ "åñëè áû Åâà íå âêóñèëà ÿáëîêî, ÷òî èíòåðåñíîãî ñëó÷èëîñü áû çà ýòè ìèëëèàðäû ëåò? Íè÷åãî." Ïàóëî Êîýëüî
Je suis un jeune cadre A de la fonction publique âgé de 27 ans, de cursus Sciences-Po Lyon et qui travaille au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie. Salaire net : 1900 euros/mois.
Âîò êàìàðàäó ñèíäèêàëèñòó 27 ëåò... Ñòàëî áûòü â fonction publique îí áåç ãîäó íåäåëÿ. ×òîá áûòü ïðèíÿòûì â fonction publique îí íå òàê äàâíî ïðîøåë íåõèëûé êîíêóðñ, ñåðüåçíûé òàêîé êîíêóðñ, ÷åëîâåê 20-50 íà ìåñòî. È âîò ìîé âîïðîñ: íàõðåíà æå îí ñóåòèëñÿ, ãîòîâèëñÿ ê êîíêóðñó, à íå ðàññûëàë ñâîå CV ïî áóàòêàì. Îí ÷òî íå çíàë, ñêîëüêî åìó ïëàòèòü áóäóò?  èíòåðíåòå áû ïîèñêàë, âñå çàðïëàòû ôóíêöèîíåðîâ îòêðûòû. Îí ÷òî, íå çíàë ñêîëüêî â Ïàðèæå æèëüå ñòîèò? Îí ÷òî, íå çíàë ÷òî â 2000 òåòêà Îáðè ñäåëàëà 35 ÷àñîâ è ïîîáåùàëà çàìîðîçèòü çàðïëàòó íà 10 ëåò?
Âñå îí çíàë! È â ýòîì åãî ìåðçêàÿ ñèíäèêàëèñòñêàÿ ñóùíîñòü.
"Je fais grève mardi contre la perte de mon pouvoir d'achat" http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-3224,49-980243@45-4567@51-979908,0.html
...
Je juge que c'est insuffisant au vu de mon nombre d'années d'études, des salaires qui sont pratiqués dans le privé à diplôme équivalent et au regard de ce que mes propres parents (fonctionnaires à la retraite) ont pu vivre : ils arrivaient à vivre confortablement, ont réussi à devenir propriétaire d'une maison spacieuse, mon père était simple facteur, ma mère travaillait à la sécu.
Bref, je vis ma situation comme un déclassement total par rapport à l'ancienne génération et je vis de plus en plus mal les critiques qui sont faites à l'encontre des fonctionnaires qui ont d'importantes responsabilités au même titre que dans le privé et qui se retrouvent aujourd'hui pour un oui et un non inquiétés devant les tribunaux.
J'ai l'impression que tout ce que l'on m'a appris dans mes études ne sert à rien et que l'on m'a menti. A quoi bon avoir trimé dans des concours et sur les bancs d'une grande école pour en arriver moins bien que mes propres parents ?
Íó, ìîòèâû ïåðâîãî çàáàñòîâùèêà ñâîäÿòñÿ ê ñëåäóþùåìó:
J'ai 27 ans, et je suis interne en chirurgie. J'ai passé un concours, puis 5 ans sur les bancs de la faculté, puis un autre concours, puis 4 ans à l'hôpital. En parallèle, c'est-à-dire le soir et la nuit, j'ai suivi un cursus de recherche et travaillé pour participer au paiement de mes études. Il m'est arrivé d'avoir déjà travaillé 35 heures le mardi soir. Actuellement, je travaille entre 10 et 12 heures par jour, plus une nuit par semaine et un week-end par mois, soit entre 50 et 80 heures par semaine. Je me forme, mais parallèlement je prends des décisions importantes pour les patients, affronte la douleur et la mort, participe à la vie d'un service, le tout pour 1 700 euros par mois hors gardes.
×åãî-òî ÿ íå âúåõàë....
 18 ëåò îí ïîñòóïèë â óíèâåðñèòåò íà ìåäèöèíñêèé ôàêóëüòåò? Èëè, ñêîðåå, â êàêóþ øêîëó ìåäèöèíñêóþ, òèïà Ecole normale, åñëè îí ãîâîðèò î êîíêóðñå.
Îòó÷èëñÿ 5 ëåò, ïîëó÷èë äèïëîì, ñêîðåå âñåãî M.Sc., ïðîø¸ë ïî êîíêóðñó â ãîñïèòàëü, ïîëó÷èë äîëæíîñòü âðà÷à.
Ñåé÷àñ ðàáîòàåò âðà÷îì â ãîñïèòàëå ïî 10-12 ÷àñîâ â äåíü (â 1.5 ðàçà áîëüøå ÷åì ïîëîæåíî ïî çàêîíó) è ïîëó÷àåò âñåãî 1700ˆ íåòòî?
×åãî òî ñëèøêîì íåâåðîÿòíî! _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Ìóðçèëêà
: 14.09.2006 : 183
: , 20 2007, 20:07:37 :
Zabava ():
 ïîðÿäêå âûäåëåííîãî... À ÷òî òàêîå ñ òåìè "áîëåå âûñîêèìè" òðåáîâàíèÿ ê ó÷èòåëüíèöå? À ê ñåêðåòàðøå â ÷àñòíîì ïðåäïðèÿòèè íå áîëüøå òðåáîâàíèé?
Actuellement, je travaille entre 10 et 12 heures par jour, plus une nuit par semaine et un week-end par mois, soit entre 50 et 80 heures par semaine...
Je suis un jeune cadre A de la fonction publique âgé de 27 ans, de cursus Sciences-Po Lyon et qui travaille au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie. Salaire net : 1900 euros/mois.
Âîò êàìàðàäó ñèíäèêàëèñòó 27 ëåò... Ñòàëî áûòü â fonction publique îí áåç ãîäó íåäåëÿ. ×òîá áûòü ïðèíÿòûì â fonction publique îí íå òàê äàâíî ïðîøåë íåõèëûé êîíêóðñ, ñåðüåçíûé òàêîé êîíêóðñ, ÷åëîâåê 20-50 íà ìåñòî. È âîò ìîé âîïðîñ: íàõðåíà æå îí ñóåòèëñÿ, ãîòîâèëñÿ ê êîíêóðñó, à íå ðàññûëàë ñâîå CV ïî áóàòêàì. Îí ÷òî íå çíàë, ñêîëüêî åìó ïëàòèòü áóäóò?  èíòåðíåòå áû ïîèñêàë, âñå çàðïëàòû ôóíêöèîíåðîâ îòêðûòû. Îí ÷òî, íå çíàë ñêîëüêî â Ïàðèæå æèëüå ñòîèò? Îí ÷òî, íå çíàë ÷òî â 2000 òåòêà Îáðè ñäåëàëà 35 ÷àñîâ è ïîîáåùàëà çàìîðîçèòü çàðïëàòó íà 10 ëåò?
Âñå îí çíàë! È â ýòîì åãî ìåðçêàÿ ñèíäèêàëèñòñêàÿ ñóùíîñòü.