La France, premier investisseur à l'étranger en 2005
LEMONDE.FR | 29.06.06 | 11h23 • Mis à jour le 29.06.06 | 11h45
La France a investi en 2005 un total de 116 milliards de dollars (plus de 92 milliards d'euros) à l'étranger, selon l'étude intitulée "Tendances et évolutions récentes de l'investissement direct étranger (IDE)", publiée mercredi 28 juin par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'IDE comptabilise, outre les investissements nouveaux, les opérations de fusion-acquisition, les réinvestissements de bénéfices et les prêts et opérations en capital entre entreprises liées, rappelle l'étude.
Une grande partie des investissements directs de la France à l'étranger est à mettre au compte de quelques grosses opérations de rachat d'entreprises étrangères par des sociétés domiciliées en France : le montant total des quatre plus importantes transactions est évalué à 48 milliards de dollars, souligne l'OCDE, qui évoque notamment l'acquisition d'Allied Domecq par Pernod Ricard (17,8 milliards de dollars), la prise de contrôle d'Electrabel par Suez (13,9 milliards), l'achat de 13,6 % de Telekomunikacja Polska par France Télécom (3,4 milliards).
Les entrées de capitaux en France ont également progressé fortement, passant de 31 milliards de dollars en 2004 à 64 milliards de dollars en 2005.
LE ROYAUME-UNI, PREMIER RÉCEPTEUR DE CAPITAUX
C'est le Royaume-Uni qui a le plus bénéficié des flux de capitaux, attirant l'an dernier 165 milliards de dollars (plus de 131 milliards d'euros) en provenance des pays de l'OCDE, soit trois fois plus qu'en 2004, une des "plus fortes entrées d'investissements directs jamais enregistrées" par ce pays, souligne l'OCDE.
Ce gonflement s'explique en partie par "la restructuration d'entreprises multinationales comme Royal Dutch Shell", et par plusieurs opérations transnationales de fusions-acquisitions comme le rachat de Peninsular & Oriental Steam Navigation Company par Dubai Ports World, des Emirats arabes unis, pour 8,2 milliards de dollars, remarque l'étude.
Le Royaume-Uni a donc détrôné la Chine au premier rang mondial des pays récepteurs de capitaux. La Chine, qui est à l'extérieur de la zone OCDE, a cependant continué de battre des records : les entrées totales d'IDE dans ce pays ont atteint 72 milliards de dollars en 2005, un niveau qui n'a été dépassé, hormis le Royaume-Uni, que par les Etats-Unis (109,8 milliards de dollars).
Les sorties de capitaux d'investissement de Chine augmentent, elles aussi : elles sont estimées à près de 7 milliards de dollars, selon les statistiques officielles chinoises. "Les investisseurs chinois à l'étranger semblent avoir diversifié leurs centres d'intérêt", souligne l'OCDE. "Alors qu'auparavant, ils se portaient sur les ressources naturelles et les matières premières, ils investissent désormais également dans toute une série de secteurs de haute technologie."
BOND DE 27 % DES IDE EN 2005
D'autres pays, comme le Brésil, la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud, ont également connu un bon dynamisme en matière d'entrées de capitaux.
Au total, la tendance de l'investissement direct étranger est généralement à la hausse dans les trente pays de la zone OCDE, selon l'étude.
L'OCDE estime que l'investissement dans les pays membres a bondi de 27 % l'an dernier pour atteindre 622 milliards de dollars (495 milliards d'euros), contre 491 milliards de dollars en 2004 et 465 milliards de dollars en 2003. Il s'agit "des plus fortes entrées depuis 2001 et les perspectives à court terme de l'IDE restent bien orientées, puisque les économies de l'OCDE devraient conserver leur dynamisme pendant le reste de l'année 2006". _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
mk
: 14.03.2005 : 932
: , 29 2006, 12:29:10 :
Íàñêîëüêî ìîé ìàðàçì ìíå íå èçìåíÿåò. â 2004ã. USA FDI outflow áûë ïîðÿäêà $230 ìëðä., â 2005, âðîäå, ïîäñîêðàòèëñÿ ïðîöåíòà íà 3. Ò.å., âñå ðàâíî, áîëüøå âûõîäèò. Òàê ÷òî, âåðîÿòíî, ýòî âñå æå ïî Åâðîïå ñòàòèñòèêà, à íå ìèðîâàÿ.
US outward direct investment in 2005 fell from its habitually high levels to almost zero. However, this appears to be a temporary effect, triggered by changes in tax legislation. The American Jobs Creation Act of 2004 reduces the rate of taxation on US multinational enterprises' qualifying dividends from abroad for a period of one year. In consequence, the 2005 distributions of earnings from foreign affiliates to parents in the United States were elevated, and earnings reinvested in
affiliates abroad were reduced by a like amount. For this reason the reinvested earnings component of US direct investment abroad became sharply negative, particularly in the last quarters of 2005.
:
Íà ñ÷åò îáüåêòà è ñóáüåêòà è ÷òî ëó÷øå, íå âñå òàê ïðîñòî. Ìåñòà ñîçäàþòñÿ è â ñòðàíå, êîòîðàÿ èíâåñòèðóåò. Òàê êàê íåîáõîäèìî íå òîëüêî ïåðåïðàâèòü äåíüãè, íî åùå è ïðîñëåäèòü, êàê èìè èíâåñòèðóåìûè áóäåò ïîëüçîâàòüñÿ. À âîò çàòî âñÿ ïðèáûëü èäåò èíâåñòîðó, à íå èíâåñòèðóåìîìó, êîòîðûè ïàøåò íà áîãàòîãî ñîñåäà.
2. È ÷òî?
À åùå íåäåëåé ðàíüøå, êîãäà áûëî îáúÿâëåíî î âûïëàòå äèâèäåíäîâ ïî 2 åâðî íà àêöèþ âìåñòî îæèäàâøèõñÿ 5-è, êóðñ ýòîé àêöèè óïàë ñî 150 äî 100. Íó, è êóäà òåïåðü ýòè âàøè 2 åâðî â öåíó ýòîé àêöèè ïîñòàâèòü?
3. à) Íå áóäåò íèêàêîé "ðåîðãàíèçàöèè" - òàêèå ïîêóïêè ñîâåðøàþòñÿ íå äëÿ òîãî, ÷òîáû ÷òî-òî "ðåîðãàíèçîâûâàòü. À âîò êàêîé-íèáóäü second- èëè third-level tech support â Ïîëüøó ïåðåâåäóò íàâåðíÿêà.
á) Ê òîìó æå, âû îïÿòü çà ñåðâèñíûå ôèðìû öåïëÿåòåñü. À îíà äàæå â òîì êðàòêîì ñïèñêå ïîñëåäíåé èäåò, íåñìîòðÿ íà òî, ÷òî õàéòåê è âñå òàêîå. À âû ïîïðîáóéòå íà òåìó ïðîèçâîäñòâåííûõ êîìïàíèé ïîìåäèòèðîâàòü.
Maxou
: 02.05.2006 : 407 : Paris
: , 29 2006, 18:12:50 :
1. È ÷òî ýòî çà çàêîíû òàêèå. Âèäèìî Ìèòòàë èõ íå çíàë åøå ïàðó ìåñÿöåâ íàçàä ïûòàÿñü ïðîâåñòè opa hostile íà Àðñåëîð.
Trente-neuf OPA non approuvées par la société cible ont été lancées de janvier à mars, pour un montant total de 234 milliards de dollars (193,3 milliards d'euros).
http://www.lexpansion.com/art/17.0.141767.0.html
2. Âàæíî íå òî, ÷òî äèâèäåíäû áûëè óìåíüøåíû ñ 5 åâðî äî 2-õ, à ïî÷åìó îíè áûëè óìåíüøåíû.
Le prix est naturellement presque toujours supérieur au cours de bourse avant le lancement de l'opération, mais ce n'est pas obligatoire (en particulier pour les OPA imposées). âî âòîðîè ÷àñòè ôðàçû ðå÷ü èäåò êàê ðàç î òåõ èñêëþ÷åíèÿõ, î êîòîðûõ ÿ ïèñàë ðàíüøå. http://fr.wikipedia.org/wiki/Offre_publique
3. Íó è çà÷åì ïîêóïàòü òåëåôîííóþ êîìïàíèþ â Ïîëüøå, åñëè öåëü çàòêíóòü òóäà âñåãî ëèøü êàêîè-íèáóäü òàì second- èëè third-level tech support? Ìîæíî êóäà äåøåâëå êóïèòü êîìïàíèþ çàíèìàþøèìñÿ èìåííî ýòèì support-îì, äà åøå è íå â Ïîëüøå, à ãäå-íèáóäü â Ìàðîêî. ß çíàþ òîëüêî îäèí ïîõîæèè ñëó÷àè, êîãäà (êàæåòñÿ) áðàò Íåìöîâà, ïîåõàâ â Àëüïû êàòàòüñÿ íà ëûæàõ, íå ñìîã íàèòè ìàøèíó â ïðîêàò è ïðîñòî êóïèë ñåáå Ìåðñåäåñ.
Çà ñåðâèñíûå ôèðìû ÿ öåïëÿþñü ïîòîìó ÷òî ýêîíîìèêà Ôðàíöèè ñîñòîèò ïî áîëüøåè ÷àñòè èç íèõ è áîëüøå 70% ðàáîòàþùåãî íàñåëåíèÿ ðàáîòàåò èìåííî â ñåðâèñíûx ôèðìax (÷òî ïðèìåðíî â 3 ðàçà áîëüøå, ÷åì â èíäóñòðèè).